Le Kailash, autour de la montagne sacrée, jour 3 (carnets de voyage, Tibet occidental 2019)

par Élisabeth Martens, le 26 mai 2020

Tsoepel nous assure qu'aujourd'hui, ce n'est qu'une courte balade pour le retour vers Darchen, un faux plat en descente, rien de difficile, 15 km « very easy ». Nous démarrons donc sans empressement, sous un soleil qui pique déjà la peau du visage et brûle nos lèvres gercées. La satisfaction exaltante du « travail accompli » nous transporte vers notre nouvelle vie. Malaxant notre âme, les peurs et les souffrances d'un karma révolu se reprogramment sur le « beau fixe » de notre baromètre proprioceptif. Nous longeons gaiement la rivière, laissant frétiller les petites ailes de l'auto-louange.

Le Kailash, autour de la montagne sacrée (jour 2)

(carnets de voyage, Tibet occidental, 2019)

par Élisabeth Martens, le 15 mai 2020

Six heures du matin. On est réveillé par le tintamarre de nos voisins, un groupe de Japonais qui, comme nous, prévoient d'arriver au col de Drölma avant l'attaque du soleil. Pas moyen de se débarbouiller le visage ni de se laver les dents, l'eau est gelée à la fontaine. Après avoir avalé son bol de tsampa, Tsoepel nous houspille, il faut partir au plus vite, sans quoi le soleil nous rattrapera. Aujourd'hui, c'est l'étape clef, la plus difficile, l'épreuve à ne pas rater, bien qu'elle ne fasse que 18 km. Mais elle compte trois cols dont le plus élevé, celui de Drölma, à 5630 mètres.

Le Kailash, autour de la montagne sacrée (jour 1)

(carnets de voyage, Tibet occidental 2019)

par Élisabeth Martens, le 5 mai 2020

Le nom tibétain du Kailash (6714m) est "Kang Rinpoché", le "Précieux joyau des neiges". La montagne sacrée avec ses quatre faces finement cisaillées et tournées aux quatre orients ressemble à un diamant que son dôme couvert de glaciers fait scintiller dès le lever du soleil.

 

L’École primaire no 2 de la ville de Nyingchi au Tibet : tradition et progrès, bilinguisme et excellence

par Albert Ettinger, le 2 août 2019

L’École primaire no 2 de la ville de Nyingchi a été fondée en 1971, mais son nom actuel date de 2015.

Ses bâtiments couvrent 23 302 m2 sur un campus d’une surface totale de 39 209 m2. C’est une école bilingue ; elle comporte actuellement 24 classes à langue véhiculaire tibétaine et 20 classes à langue véhiculaire chinoise (mandarin), avec un total de plus de 1 800 élèves. Ceux-ci appartiennent à différentes minorités nationales (Tibétains, Hui, Momba, Lhoba et Deng) ainsi qu’à l’ethnie majoritaire Han.

Le corps enseignant compte 148 membres.

L'école a reçu plusieurs prix et distinctions aux niveaux national, régional et municipal.

Le « Tibet vert » mise sur le tourisme pour sortir de la pauvreté

Par Albert Ettinger, le 26 juin 2019

Ce qui suit est le premier d’une petite série de reportages photographiques. Ils sont le fruit d’un voyage dans la Région autonome tibétaine, en compagnie de mon épouse qui est l’auteure de la plupart des photos. Le voyage a été effectué dans le cadre du Forum 2019 sur le développement du Tibet.

 "Du berceau de la civilisation chinoise au plateau tibétain", 2009

du 21/7 au 18/8 2009, une grande traversée de la Chine, 4500km en bus, train, voiture, etc. de Pékin à Lhassa,

 

Contreforts de l'Himalaya, 2007

 

Une balade en régions tibétaines dans les provinces du Sichuan et du Yunnan, du 12/7 au 7/8 2007, suivant un itinéraire de 1300km:

 

Voyage d'étude, octobre 2008

Série d'enquêtes sur l'agriculture et les sources d'énergie utilisées en Région Autonome du Tibet.

Itinéraire de 3500km :
Lhasa – Lhozhag – Tsona – Lhünzhe – Yumai – Para – Mainling – Baruda – Gyatsa – Nyingchi – Zogang – Wamda - Qamdo – Jol – Sengda – Nagchu – Nyima -Changtang- Xigaze – Nartang – Gyanzé - Lhasa

Voyage d'étude, août 2007

Quel est l'impact de la construction de la ligne de chemin de fer Xining-Lhasa sur les populations vivant à proximité?

Itinéraire suivi:
Xining – Golmud – Tangulashan – SanJiangYuan - Lhassa

 

Tibet des Hauts plateaux, 2005

 

En août 2005, premier voyage en petit groupe organisé par Jean-Paul Desimpelaere, de Xining (capitale du Qianghai) à Lhassa (capitale du Tibet), suivant l'itinéraire:

 

Voyage en Région Autonome du Tibet, 1995

 

En octobre 1995, premier voyage au coeur du Tibet pour Jean-Paul et Elisabeth. Plus de 2000 Km dans la Région Autonome du Tibet (RAT) en suivant l'itinéraire:

 

Expédition ShiShaPangMa, 1991

Expédition d'alpinistes belges organisée par Jean-Paul Desimpealere et son équipe de "Voyage Belgique-Chine" en 1991

 

Après deux années d'entraînement physique et mental intense, les six alpinistes belges accompagnés de deux guides tibétains ont grimpé au sommet du pic himalayen le plus élevé du Tibet situé du côté chinois de la frontière sino-indienne, le ShiShaPangMa (8.046m), pendant que Jean-Paul Desimpelaere et des journalistes de TV2 assuraient la liaison à partir du camp de base.

à la rencontre des populations tibétaines, de Lanzhou à Chengdu, 1990

En août 1990, avec ma kokoteuse de l'Université de Nanjing (Nanda), plus de 1000 km de route en bus public, en passant par:

 

Bernard Maréchal,  TIBET Combat pour la vérité,contre la désinformation, 3ème partie : expériences partagées

André Lacroix, le 5 février 2018

Ayant eu, comme Bernard Maréchal, la chance de voyager en Chine loin des sentiers battus, il n’est pas étonnant que certaines de ses observations aient ravivé en moi quelques souvenirs. Le lecteur voudra bien dépasser le caractère anecdotique de certains rapprochements pour y découvrir quelques facettes de la réalité tibétaine.

Shangri-La : du mythe à la réalité

par André Lacroix, le 6 janvier 2018

Shangri-La, c’était le nom d’un lieu extraordinaire et imaginaire, décrit en 1933 par James Hilton dans son livre Lost Horizon.

Shangri-La, c’est aujourd’hui le nom d’une cité florissante qui attire chaque année des millions de visiteurs de Chine et d’ailleurs.

C’est que, en 2001, le gouvernement chinois a eu l’idée de rebaptiser ainsi la modeste bourgade de Zhongdian, de la restaurer de fond en comble, de la moderniser, de l’agrandir. Elle est passée de 15 000 à 360 000 habitants et est devenue un pôle touristique comparable à Lhassa.