La Chine dans le collimateur du « soft power » américain - 3e partie : les ONG sous influence

par Albert Ettinger, le 27 mars 2020

Elles constituent un important outil du soft power américain : la myriade d’organisations « humanitaires » ou « droits-de-l’hommistes » (1) téléguidées et manœuvrées par Washington. Des organisations paraétatiques dirigées et financées directement par le gouvernement US font fonction de « navires-mères » autour desquels opère une armada internationale d’ « ONG » plus spécialisées.

La Chine dans le collimateur du « soft power » américain - 2e partie : Ces réseaux atlantistes qui ont infiltré l’Europe

 par Albert Ettinger, le 27 février 2020

Comment expliquer que, en dépit du caractère scélérat de la politique de l’Empire (guerres d’agression, crimes de guerre, exécutions et emprisonnements extra-judiciaires, sanctions, chantage), la plupart des politiciens de « l’ancienne Europe » restent les vassaux fidèles de l’hégémon US ? Pourquoi les grands médias européens reprennent-ils la propagande souvent mensongère du gouvernement et des médias américains ? Pourquoi mettent-ils l’Europe en garde contre un prétendu danger de dépendance vis-à-vis de la Chine (ou de la Russie) et contre un « lobby chinois », alors que l’Europe est en réalité et depuis longtemps dépendante des États-Unis et qu’un lobby extrêmement influent y défend les intérêts de la superpuissance américaine.

Washington, atteint de la folie des grandeurs, menace la Chine au sujet du Tibet

par Albert Ettinger, le 31 janvier 2020

Décidément, on aura tout vu (ou presque) ! Voilà qu’à Washington la Chambre des représentants vote en faveur de sanctions contre des responsables chinois s'ils venaient à se mêler de la désignation du prochain dalaï-lama. Les élus délaissent pour un temps leur interminable tragicomédie ubuesque autour du fantasme des complicités russes ou ukrainiennes de l’actuel « Mr President » pour, ensemble, menacer la Chine au cas où celle-ci oserait influencer (et reconnaître !) le choix d’un dignitaire religieux … chinois.

La Chine est-elle capitaliste?

par Marc Vindepitte, le 30 janvier 2020

Si l’on veut en croire ce qui s’écrit à droite comme à gauche, pour la Chine, la messe est dite ! Le pays aurait capitulé et serait devenu capitaliste, quoi que le régime chinois lui-même puisse prétendre. C’est précisément cette opinion quasi unanime, que les économistes Rémy Herrera et Zhiming Long combattent avec verve dans leur livre ‘La Chine est-elle capitaliste?’.

"La Chine est-elle capitaliste?", Rémy Herrera & Zhiming Long, Éditions Critiques, 2019, 199 p.

La Chine dans le collimateur du « soft power » américain: 1ère partie : Les « bons » et les mauvais espions

par Albert Ettinger, le 26 janvier 2020

Notre époque est caractérisée par l’importance croissante des pays d’Asie dans l’économie mondiale et tout particulièrement par le retour spectaculaire de la Chine, devenue première puissance économique mondiale (1), sur la scène internationale. Cette évolution ne plait pas à tout le monde, d’autant plus qu’elle s’accompagne d’un déclin marqué des principales puissances occidentales. Celles-ci, États-Unis en tête, réagissent avec des mesures qui visent à freiner coûte que coûte l’essor chinois, en essayant d’affaiblir l’économie du pays, de ternir sa réputation, de l’isoler, de le déstabiliser ou, mieux encore, de le dépecer (2). Ces mesures touchent tous les domaines : politique, économique, militaire, idéologique et culturel.

Après le Tibet, le Xinjiang devient l’objet de la propagande « humanitaire » antichinoise de Washington

par Albert Ettinger, le 8 janvier 2020

Notre article sur la décision de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) d’arrêter sa collaboration avec l’Institut Confucius nous a valu une réaction de la part d’un lecteur courroucé. Dans son courriel, il s’est fait l’écho de tous les griefs contre la Chine que nos médias atlantistes répètent à l’infini et qui culminent dans le reproche fait au gouvernement communiste de viser l’« annihilation (culturelle si possible, physique si il le faut) » des Ouighours au Xinjiang comme celle des Tibétains au Tibet.

J’y ai répondu en m’adressant personnellement à ce Monsieur M. qui, manifestement, ne porte pas la Chine dans son cœur. Voici la première partie de ma lettre, très légèrement modifiée pour les besoins de TibetDoc.

Face au terrorisme ouïghour, le « deux poids, deux mesures » habituel de l’Occident à l’égard de la Chine

par Albert Ettinger, le 9 janvier 2020

Notre article sur la décision de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) d’arrêter sa collaboration avec l’Institut Confucius nous a valu une réaction de la part d’un lecteur courroucé. Dans son courriel, il s’est fait l’écho de tous les griefs contre la Chine que nos médias atlantistes répètent à l’infini et qui culminent dans le reproche fait au gouvernement communiste de viser l’« annihilation (culturelle si possible, physique si il le faut) » des Ouighours au Xinjiang comme celle des Tibétains au Tibet.

J’y ai répondu en m’adressant personnellement à ce Monsieur M. qui, manifestement, ne porte pas la Chine dans son cœur. Voici la seconde partie de ma lettre.

Confucius ou dalaï-lama ? L’ULB a choisi.

Par André Lacroix, le 27 décembre 2019

L’ULB (Université Libre de Bruxelles) a cessé sa collaboration avec l’Institut Confucius. Selon les autorités universitaires, « cette collaboration était considérée comme pauvre, voire handicapante. L’intérêt décroissant de professeurs pour des collaborations à travers l’Institut, le faible retour sur investissement en temps, ressources humaines et logistiques de la part de l’ULB, l’absence de transparence dans le choix des enseignants et des projets financés constituaient autant de sources d’interrogation » (1). En résumé, « Trop peu de retombées et d’activités académiques » (2).

Quand on creuse un peu, on s’aperçoit que les raisons avancées pour cette rupture sont plutôt des prétextes que de véritables motifs.