L'initiation de Kalachakra

par Elisabeth Martens, le 15 avril 2018

Tout aussi étrange que le fait qu'il suffit de suivre l'initiation pour devenir guerrier du Bouddha et de prononcer les vœux pour obtenir un ticket direct pour le Nirvana, est que le Kalachakra est le seul enseignement tantrique à être accessible à tout le monde. Les autres enseignements tantriques exigent des connaissances préalables, ce qui d'emblée limite le nombre d’initiés. Pour le Kalachakra, qui est pourtant considéré comme un des plus haut degrés d'enseignement du bouddhisme tibétain, nul besoin de prérequis. N'importe qui, du moment qu'il a le sincère désir de délivrer tous les êtres de la souffrance par la connaissance des secrets de Kalachakra, peut s'y initier.

Le système de Kalachakra

par Elisabeth Martens, le 7 avril 2018

Historiquement, le tantra de Kalachakra apparaît à une époque où les guerres de religion enflamment le continent eurasiatique et où les maîtres tantriques indiens fuient les raids musulmans. Or le tantra de Kalachakra s'ouvre sur un appel à la guerre sainte, il appelle les bouddhistes à devenir des valeureux « guerriers de Bouddha ». Sur plusieurs pages, le texte présente un vaste arsenal de guerre (1).

L'histoire de Kalachakra

par Elisabeth Martens, le 1 avril 2018

Depuis 1950, le dalaï-lama multiplie les journées d'initiation au Kalachakra, support tantrique du chemin initiatique vers Shambala, royaume du « bonheur véritable », façon bouddhisme tibétain. Il alimente ainsi notre utopie tibétaine, et tout à la fois notre motivation politique de soutenir son combat pour un « Tibet libre ».

Retour sur Larung Gar : ce qu’on oublie de dire...

par Albert Ettinger, le 16 mai 2017

 

Au début de cette année, pendant que circulaient une fois de plus des pétitions émanant de certaines ONG « défenseurs des droits de l’homme » sur le sujet, le site de France-Tibet publia un article intitulé « Encore des centaines d’expulsions à Larung Gar, Tibet, malgré l’ampleur des critiques ». (1) Les « autorités chinoises » y sont accusées d’avoir « encore procédé, en toute illégalité, à l’expulsion de centaines de moines et moniales, entraînant malaises et larmes chez la population restante face à la rééducation patriotique forcée au Tibet. »

Des nonnes bouddhistes tibétaines luttent contre la discrimination et pour l’égalité des sexes

par Albert Ettinger, le 10 aôut 2016

Au Tibet et dans les autres régions de la Chine habitées par la minorité nationale tibétaine, la culture a été patriarcale pendant des siècles. Mais maintenant, dans l’ouest du Sichuan, plus d’une centaine de nonnes bouddhistes ont commencé à lutter contre les pratiques discriminatoires que les femmes tibétaines subissent à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur des monastères. Elles se heurtent aux autorités ecclésiastiques. Celles-ci rejettent l’égalité des sexes et le féminisme qu’elles considèrent comme des concepts « purement occidentaux ».

Visite du monastère de Samye, berceau du bouddhisme tibétain

par Albert Ettinger, le 13 juillet 2016

Dans le cadre du 5e Forum sur le développement du Tibet, nous avons eu l’occasion de visiter le fameux monastère de Samye (Samye Gompa, en tibétain ??????), un des hauts-lieux du bouddhisme Vajrayana. Il est situé à quelque 60 kilomètres au sud-est de Lhasa.

Une ville religieuse tibétaine bientôt démolie ?

par André Lacroix, le 4 juillet 2016

Une pétition lancée par « Change.org » est actuellement en circulation sur le net pour s’opposer au démantèlement partiel, par le gouvernement chinois, du « campus » de Larung Gar, présenté comme la plus grande université bouddhiste en fonctionnement dans le monde.  Larung Gar est situé dans le comté de Sertar au nord de la Préfecture tibétaine autonome de Garze, dans la Province du Sichuan, aux confins de la Province du Qinghai.

À l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, quand l’Église préfère oublier ses martyrs

par Albert Ettinger, le 21 octobre 2014

Au Luxembourg, il y a quelques années (en 2008, si je ne me trompe), un haut responsable catholique lança un vibrant appel aux fidèles qu’il invita à manifester leur solidarité envers « les croyants opprimés du Tibet ». Détail, apparemment sans importance : ces croyants tibétains, moines ou laïcs, n’étaient nullement chrétiens, mais des adeptes du bouddhisme varajnaya, plus communément appelé lamaïsme.

« Les croyants opprimés du Tibet », dixit l'église catholique...

par Albert Ettinger, le 21 octobre 2014

Au Luxembourg, il y a quelques années (en 2008, si je ne me trompe), un haut responsable catholique lança un vibrant appel aux fidèles qu’il invita à manifester leur solidarité envers « les croyants opprimés du Tibet ». Détail, apparemment sans importance : ces croyants tibétains, moines ou laïcs, n’étaient nullement chrétiens, mais des adeptes du bouddhisme varajnaya, plus communément appelé lamaïsme.

Lamaïsme et Islam au Tibet

par Elisabeth Martens, le 24 juillet 2014

en réponse à la dépêche de l'AFP (08/07/2014)  : « Le Dalaï Lama appelle les bouddhistes à stopper les violences contre les musulmans » (voir à la fin de l'article)

Pour commencer, voyons quel est le contexte historique de l'animosité entre Bouddhistes et Musulmans,... une longue histoire, assez méconnue, dont voici un résumé succint.

Entrée du bouddhisme au Tibet via le royaume de Kuqa

par Jean-Paul Desimpelaere, le 15 juin 2011

L’oasis de Kuqa est située le long de la rivière Muzart. Celle-ci coule depuis les glaciers des monts Tianshan situés à la frontière du Kazakhstan et du Kirghizistan. Après son passage dans la ville de Kuqa, la rivière se dirige vers l’Est, dans le désert, avant de se jeter dans un confluent, la rivière Tarim qui se perd 300 km plus loin dans les sables de cette région septentrionale et désertique.

En guise d'exercice pour la recherche du prochain dalaï-lama

lundi 14 février 2011, par Jean-Paul Desimpelaere

Au Tibet, de nombreux lamas du haut clergé bouddhistes sont considérés comme des « réincarnations » de leurs prédécesseurs. Ces réincarnations constituent des lignées qui sont, chacune, liée à un monastère. Dans l'ancien Tibet, le grand lama d'un monastère avait une autorité tant spirituelle que temporelle sur le monastère, ainsi que sur ses « possessions » : les terres, le bétail et les serfs-paysans. Aujourd’hui, son autorité est limitée à la vie monastique et à la gestion générale des affaires religieuses du Tibet. Bon nombre de ces grands ecclésiastiques ont fui vers l’étranger durant la période agitée, de 1951 à 1959, après la prise de pouvoir par le parti communiste en Chine. Mais des centaines d'entre eux sont restés en Chine.

Le Bön reste une religion populaire au Tibet

par Jean-Paul Desimpelaere, le 17 novembre 2010

La religion bön est la religion autochtone du Tibet, présente sur le Haut plateau bien avant le bouddhisme. Ce sont les grands rois tibétains de la dynastie Tubo (8-9ème siècle) qui instituèrent la religion bouddhiste, originaire d'Inde et transférée en Chine puis au Tibet, en persécutant les anciens cultes du bön.

Drolma Lhakhang : un très petit et très vieux monastère

par Jean-Paul Desimpelaere, le 28 septembre 2010,

À quinze kilomètres au sud-ouest de Lhassa, près de l’ancienne route vers l’aéroport de Lhassa, se trouve un petit trésor du bouddhisme tibétain, le monastère Drolma Lhakhang. Ce n’est pas loin de la grande sculpture colorée de Bouddha, où les bus de touristes font souvent un arrêt sur le chemin de l’aéroport à la ville. La visite vaut le détour.