Le 5e Forum International sur le développement du Tibet s’est tenu à Lhassa

par Albert Ettinger, le 13 septembre 2016

Au début du mois de juillet s’est tenu à Lhassa le 5e Forum sur le Développement du Tibet. C’est la deuxième fois qu’il a eu lieu au Tibet même.
Plus de 130 chercheurs, experts, responsables politiques, entrepreneurs et correspondants venant de Chine et d’une trentaine de pays étrangers y ont participé et ont apporté leurs points de vue et suggestions.  

À Lhassa vient de se terminer le 5e Forum International sur le Développement du Tibet.

Par Albert Ettinger, le 17 juillet 2016

Cette année, j’ai eu l’honneur et le plaisir de pouvoir participer au 5e Forum International sur le Développement du Tibet qui s'est tenu à Lhassa les 7 et 8 juillet. C’est la deuxième fois que le Forum s’est tenu au Tibet même, ce qui nous a permis, à nous, chercheurs et experts étrangers, de visiter Lhassa ainsi que la région de Shannan/Lokha. Nous avons ainsi pu voir de nos propres yeux le développement fabuleux et le progrès énorme que cette ancienne ville interdite et toute la région ont connus et qui ont transformé Lhassa en une belle métropole moderne tournée résolument vers l’avenir tout en gardant et protégeant le meilleur de ses traditions.

La Chine colonise-t-elle le Tibet ?

par Vincent Perrault, le 13 mai 2016

« La Chine colonise-t-elle le Tibet ? » Pour pouvoir répondre à cette question, il est intéressant de se pencher sur le sens étymologique du mot « colonisation ». Quelle est sa signification première ? Selon le Thésaurus de Larousse, "Des idées aux mots", la signification de « colonisation » est : « peuplement ». La colonisation est tout d'abord le peuplement d'une zone géographique par un peuple étranger à cette zone. Ainsi les Vikings ont colonisé le Groenland (la terre verte), les Grecs ont établi de nombreuses colonies en Méditerranée. Une population donnée s'installe à un endroit pour y rester durablement.

La situation actuelle au Tibet

Interview de Jean-Paul Desimpelaere par Alain Albié, le 16 mai 2011

Le Tibet n’intéresse certains Occidentaux qu’à l’approche du mois de mars, laissant ainsi un peuple se faire « génocider » le reste du temps. Si derrière cet humanisme de façade se cachent ceux qui faute de mieux se disent de la classe des intellectuels, il demeure un peuple qui vit lui 365 jours par an sur ces hauts plateaux de l’Himalaya. Plutôt que de m’intéresser à une minorité habituée aux feux des projecteurs en raison de leurs soutanes fluorescentes, j’ai préféré m’attarder sur le sort des Tibétains dont on parle moins et qui profitent ainsi d’une discrétion qui leur convient sans doute davantage. Pour obtenir les réponses aux questions que je me pose, j’ai demandé non pas à une de ces associations vivant le Tibet par procuration, mais à une personne connaissant bien tant cette région que ses habitants. C’est Jean-Paul Desimpelaere qui a aimablement accepté de répondre à mes interrogations comme il l’avait fait à une époque où l’Océan de sagesse avait tendance à déborder.

Droits de l'homme et liberté d'expression au Tibet

par Elisabeth Martens, le 27 février 2011

Le « coup de pouce » économique donné à la R.A.T. (Région Autonome du Tibet) par le gouvernement chinois n’a pas donné à la population tibétaine une pleine liberté d’action.  Si la liberté de religion est à nouveau de mise au Tibet, il n’en va pas de même de la liberté politique. Selon la constitution chinoise, toute personne dont les actes ou les paroles visent à diviser l’unité nationale peut être arrêtée et incarcérée.

Les Tibétains profitent-ils vraiment de l’aide massive du gouvernement à la R.A.T. ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 27 novembre 2010

« La population tibétaine ne bénéficie que d'une très faible portion des subventions que le gouvernement central chinois octroie massivement à la Région autonome du Tibet (R.A.T.) », répètent en chœur l’administration du dalaï-lama (« Département de l’Information et des Relations Internationales »), la « Campagne Internationale pour le Tibet » (ICT, International Campaign for Tibet), « Human Rights Watch » (HRW) et autres groupes de soutien à l'indépendance du Tibet. Cet argument est alors « courageusement » diffusé par nos médias. Pourtant, pour ceux d'entre nous qui se sont rendus quelques fois au Tibet ces trente dernières années, c’est évident : le niveau de vie augmente à vue d’œil en RAT, et ce beaucoup plus rapidement que dans le reste de la Chine. C’est la conséquence d'une politique délibérée du gouvernement national.

Elections au Tibet

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 juillet 2010

En 2007, il y a eu des élections au Tibet afin de choisir les délégués aux « congrès populaires », comme on les appelle là-bas. Participation au scrutin : 96% des électeurs selon les autorités.

Arguments de la Chine en faveur de l'autonomie du Tibet

par Jean-Paul Desimpelaere, le 2 mai 2010


Les Chinois ont des arguments pertinents à propos de l'autonomie du Tibet. Je traduis ci-dessous les déclarations de Zhu Weiqun, vice-directeur du ’département du front uni’ du Parti Communiste chinois. Il a été interviewé par le magazine allemand ‘Focus’ le 22 septembre 2009

La leçon à tirer des émeutes de mars 2008 au Tibet

par Jean-Paul Desimpelaere, le 8 mars 2010


La Chine ne veut en aucun cas se laisser diviser au nom du « marché libre » imposés par les autres Grands de ce monde qui, eux, n’hésitent pas à se servir du nationalisme pour affaiblir leurs concurrents. Pour la Chine, résister à cette ingérence reste la priorité et l’agitation internationale autour de « l’indépendance du Tibet » reste évidemment un problème majeur, mais ils font aussi leur examen de conscience …  Le gouvernement chinois aurait-il tiré une leçon des émeutes de mars 2008 à Lhassa ?

L’autonomie du Tibet : une interaction entre « central » et « local »

par Jean-Paul Desimpelaere, le 22 mars 2009

Peu de personnes savent, chez nous, que la province tibétaine est une région déclarée « autonome » depuis 1965 par le gouvernement chinois. On la nomme la « R.A.T. » ou Région autonome du Tibet. « Mais de quelle autonomie s'agit-il ? », se demandent les pro-dalaï-lamas ? Par ailleurs, nous comprenons souvent le mot ‘autonomie’ en termes ‘d’exclusion’ :

Le « Tibet chinois », en 10 questions posées à Jean-Paul Desimpelaere

(cet interview à lire aussi sur :  Reflets de Chine - Un autre regard sur la Chine)

par Alain Albié, le 8 mars 2009

Plutôt que d’envoyer une équipe de journalistes enquêter sur la réalité du Tibet au monastère tibétain de Labrang, qui est en termes d’image commerciale ce que Lourdes est aux catholiques, j’ai préféré demander son avis à une personne qui connaît réellement le Tibet et non pas seulement quelques « images d’Épinal » prises lors du dernier voyage à vocation touristique. Jean Paul Desimpelaere est une de ces personnes qui a une incontestable expérience du Tibet et je lui ai posé dix questions afin de cerner davantage la réalité de cette région qui fait couler tant d’encre.

Le Tibet, autrement : des images qui n’ont pas fait le tour du monde


par Alain Albié, le 4 mars 2009
(également à lire sur :  Reflets de Chine - Un autre regard sur la Chine)

Un an après les événements dramatique qui ont eu lieu à Lhassa, je reste scandalisé :
lire l’article en ligne et voir des vidéos qui n’ont pas fait le tour du monde.

Maintien de l’ordre dans la vielle ville de Lhassa

par Jean-Paul Desimpelaere, le 16 février 2009

Au cœur de la vieille ville, des « petits soldats verts » et des « grands policiers noirs » circulent entre les touristes, en avançant au même rythme que les pèlerins. Pas une seule fois, je ne les ai vus contrôler une identité, ni fouiller quelqu’un. Pourtant, au mois de novembre 2008, lorsque j’étais à Lhassa, voici ce qu’on racontait en Europe : « la tension est palpable dans la capitale tibétaine, tout le monde est soupçonné, la répression est terrible ». Je n’ai pas eu l’occasion de le constater.

Suite aux événements de mars 2008, le témoignage d'une jeune française habitant à Shanghai.

par Marine, le 17 mai 2008

Je suis Française et vis en Chine, où je suis venue pour la première fois en 2002, un peu par hasard. Je suis arrivée sans connaître le pays, et sans aucune idée de ce à quoi je devais m’attendre. Je ne suis ni communiste, ni une "fana" de la Chine (mais je dois dire que plus je le connais, plus j’aime ce pays), et je pense écrire ces lignes en toute neutralité.

Quelle issue pour la crise Chine -Tibet ?

par Elisabeth Martens, le 19 avril 2008

La première chose à remettre au clair est qu’il faut distinguer entre les problèmes internes de la Chine (que nous appelons le « problème sino-tibétain ») et les tensions entre la Chine et l’Occident (qui se manifestent e.a. via les Tibétains en exil).