" Il y a une collusion entre l’institution bouddhiste et les bonzes du néolibéralisme "

par Michel Brouyaux, le 16 novembre 2020

Alors que notre société capitaliste se révèle de plus en plus étouffante, la pleine conscience apparait comme un exutoire qui a le vent en poupe. Dans les émissions radio, les tutos YouTube ou les magazines, la pleine conscience est préconisée pour échapper au stress du quotidien. Dans le nouveau livre paru chez Investig’Action, Elisabeth Martens révèle le côté pile d’un phénomène enjolivé. Biologiste ayant étudié la médecine chinoise, elle ne nie pas les bienfaits de la méditation. Mais elle dénonce l’imposture de cette institution religieuse qui s’est discrètement liée aux pouvoirs et aux élites, comme on peut dénoncer les dérives du christianisme sans remettre en cause le message des Evangiles. (IGA)

Pourquoi l’Inde et la Chine s’affrontent sur le « Toit du monde »

par Albert Ettinger, le 14 octobre 2020

Dans son édition d’octobre 2020, Le Monde diplomatique vient de publier un article sur les récents incidents frontaliers entre l’Inde et la Chine et, plus généralement, sur les relations conflictuelles entre les deux géants asiatiques. Sous le titre « Provocations autour d’une frontière himalayenne jamais stabilisée : Pourquoi la Chine et l’Inde s’affrontent sur le Toit du monde », une certaine Vaiju Naravane entend faire la lumière sur un conflit vieux d’au moins 60 ans. L’article est flanqué d’un encadré intitulé « Des territoires imbriqués », écrit par la même Mme Naravane qui est professeure de journalisme à l’université Ashoka en Inde.

Le gouvernement indien utilise « l’armée des lamas » pour provoquer la Chine

par Albert Ettinger, le 25 septembre 2020

En Inde, l’enterrement d’un soldat tombé dans les récents incidents frontaliers avec l’Armée Populaire de Libération chinoise a été l’occasion d’une nouvelle provocation à l’égard de la Chine. En effet, son cercueil était recouvert de deux drapeaux : le drapeau indien et le drapeau du « gouvernement tibétain en exil ». Le défunt faisait partie de la Special Frontier Force (SFF), la « Légion étrangère indienne »(1) constituée principalement d’expatriés tibétains. Et c’est la première fois depuis des décennies que cette très secrète « armée des lamas » (lama fauj), comme l’ont surnommée les Indiens, a été montrée au grand jour.

Après le Tibet, place au Xinjiang pour discréditer la Chine

par André Lacroix, le 8 septembre 2020

À mesure que l’étoile du 14e dalaï-lama perd de son éclat apparaît un nouvel abcès de fixation sur les flancs du géant chinois" : le Xinjiang, arrivé en tête du hitparade du China bashing devant le Tibet, Taïwan, Hong Kong et même le coronavirus.

Le « monde libre » ré-ouvre sa chasse au communisme

par Élisabeth Martens, le 2 septembre 2020

Le « monde libre », celui des démocraties et des États de droit, celui de la liberté d'expression et de l'égalité citoyenne fourbit ses armes. Cette fois, ce sont les « peuples opprimés » de Chine - Tibétains, Ouïghours, Mongols, Taïwanais - dont il se sert comme de boulets de canon pour bombarder le plus impressionnant bastion communiste d'Asie, le PCC. Depuis trop longtemps déjà, celui-ci semble narguer les défenseurs de nos libertés fondamentales. Mais, somme toute, n'est-ce pas plutôt notre liberté de marché que la Chine menace et qui rend le « monde libre » particulièrement venimeux vis-à-vis de la République populaire de Chine ?

Le Directeur des affaires européennes de l'International Campaign for Tibet, un porte-parole du Congrès américain

par André Lacroix, le 10 juillet 2020

Dans une « Contribution externe » à La Libre Belgique du 6 juillet 2020 (1), Vincent Metten, le Directeur des affaires européennes de l’International Campaign for Tibet, presse l’Union européenne de « s’opposer aux ingérences chinoises dans la succession du Dalaï-lama ».

Cet article ne fait que refléter les prétentions affichées par le Congrès américain, sans trop se soucier de cohérence intellectuelle.

 

Est-ce qu’une Union sacrée antichinoise est en train de voir le jour en Europe ?

par Albert Ettinger, le 19 juin 2020

L'Obs vient de publier le 15 juin 2020 une « tribune » sous le titre « Le gouvernement chinois doit nous laisser accéder au Tibet ». Il s’agit d’un texte « signé par 57 parlementaires de 19 pays de l’Union européenne. » (1)

Dans ce document d’une rare hypocrisie (ou d’une rare bêtise), les signataires « appellent leurs gouvernements à montrer à la Chine que le traitement injuste des citoyens européens, ainsi que l’isolement du peuple tibétain, ne sont pas acceptables ». Ils font ainsi écho aux récentes provocations antichinoises de Washington au sujet du Tibet (2) et, en même temps, répondent aux appels de Trump, Pompeo, Bannon et Stoltenberg de serrer les rangs du camp occidental face à la « menace chinoise ». Ils ne cachent d’ailleurs nullement vouloir suivre l’exemple du « big brother » d’outre-Atlantique : au contraire, ils louent expressément « le Congrès américain » pour avoir « déjà ouvert la voie sur cette question. »

« Les Chinois sont notre malheur ! » (1)

par Albert Ettinger, le 24 avril 2020

Face aux critiques concernant leur gestion de la crise du Covid-19, les dirigeants occidentaux, Trump en tête, ont trouvé le bouc émissaire idéal. Ils n’ont pas tardé à lâcher leurs chiens de garde idéologiques, médiatiques et « scientifiques » pour conspuer la Chine, l’accusant d’être responsable du malheur qui frappe leurs sociétés gangrenées par des décennies de réformes néolibérales et mises en danger par leurs dirigeants incompétents et irresponsables. C’est dans ce contexte que des « parlementaires, universitaires, avocats et responsables politiques » (2) viennent d’affirmer dans une lettre ouverte que le Parti communiste Chinois « met en danger les citoyens chinois et le monde ».(3) Qui sont ces gens ? Peut-on se fier à leur jugement et à leurs paroles ?

Une propagande à l'américaine : les "milliers d'urnes de Wuhan"

par Élisabeth Martens, le 8 avril 2020

En marge des grands médias, un article de Ajit Singh fait l'effet d'une petite bombe... espérons qu'elle ne soit pas à retardement ! Son article a paru sur The Grayzone Project sous le titre "US pushes conspiracy theory on China’s coronavirus death toll to deflect from Trump administration failures". Il a été traduit et publié en français sur le site Enthelekheia : « Des milliers d'urnes » : la dernière théorie du complot des USA sur le bilan des décès de la Chine.

L'article dément formellement que la Chine ait "dissimulé le décès de dizaines de milliers de personnes" atteintes du Covid-19 et avance que cette infox vient d’un "organe de propagande du gouvernement américain" et d’un "membre de longue date d’une secte d’extrême droite anti-Pékin". L'organe de propagande n'est autre que Radio Free Asia (RFA) et la secte anti-Pékin est le Falun Gong.

Un axe Dharamsala-Jérusalem 

par André Lacroix, le 6 avril 2020

Dans son livre bâclé Quand le Tibet s’éveillera (Éd. du Cerf, 2020) (1), Alexandre Adler décrit longuement les tares de la société tibétaine traditionnelle, dont la pire aura sans doute été son alliance effective avec l’Allemagne nazie. Cela n’empêche pas notre journaliste omniscient d’accorder un pardon magnanime à l’ « Océan de Sagesse ». Comment expliquer une telle absolution de la part d’un juif dont presque toute la famille a péri dans les camps nazis ?

Le « Grand Tibet » du dalaï-lama

par Elisabeth Martens, le 15 mars 2019

C.A. Bayly, historien anglais, écrit dans « La naissance du monde moderne » que « les frontières, les passeports, la monnaie nationale, la législation nationale accompagnent la conquête européenne du monde. Les dirigeants politiques locaux devenaient conscients de 'leurs' frontières et de 'leur' peuple dans le sillage des grands conflits internationaux à la fin du 19ème siècle. »1 À cette époque, le Tibet du 13ème dalaï-lama s'est aligné à cette « naissance du monde moderne ». Avec le soutien de ses conseillers britanniques, il a répandu la notion de « frontières historiques du Tibet ». A la fin du 20ème siècle, le 14ème dalaï-lama a estimé qu'au lieu de parler de « Tibet Historique », les termes de «  Grand Tibet » ou de « Tibet Culturel » étaient plus appropriés à notre entendement.

Le nationalisme du dalaï-lama

par Elisabeth Martens, le 12 mars 2019

« Les frontières séparant les différents peuples à travers le monde ne sont pas mauvaises si elles préservent et définissent les identités génétiques et culturelles », a déclaré le dalaï-lama en 1993, lors de la Conférence des Religions du Monde à Chicago.1 Dans son autobiographie, il réitère ses propos nationalistes en affirmant qu'il voit dans la mixité ethnique « la plus grande menace pour la perpétuation des Tibétains en tant que race autonome ».2 N’a-t-il pas exhorté les Tibétaines en exil à épouser des Tibétains afin que leur progéniture soit des Tibétains de pure souche ? Samdhong Rinpoché, premier ministre du gouvernement tibétain en exil de 2001 à 2011 a suivi son exemple en s'insurgeant contre les mariages mixtes : « Un des défis pour notre nation est de garder pure la race tibétaine », déclarait-il lors d'un interview en 2003.3

Jusqu’où va se loger l’idéologie « Free Tibet » !

par André Lacroix, le 24 septembre 2018

La revue trimestrielle belge TRACES DE MÉMOIRE, Pédagogie et transmission, éditée par le « Centre d’études et de documentation Mémoire d’Auschwitz » s’attache à diffuser auprès des jeunes une information claire sur la Shoah et les horreurs du nazisme, une tâche plus nécessaire que jamais en ces temps de résurgence de l’antisémitisme.

Notre étonnement est grand de voir son n° 29 de juillet-août-septembre 2018 consacrer sa couverture et ses trois premières pages à un entretien avec M. Phuntsok, un exilé tibétain. Si son témoignage en tant que tel mérite d’être pris en considération, il n’en va pas de même de certaines de ses généralisations hâtives qui sont autant de contre-vérités, que l’auteur de l’article aurait dû à tout le moins contextualiser, sinon rectifier, au lieu de les approuver, voire de les solliciter.

La prochaine « réincarnation » du dalaï-lama entre politique et… politique

par Albert Ettinger, le 27 mars 2018

En décembre 2017, le site web de France-Tibet publia un article intitulé « Le Dalaï Lama et la politique de réincarnation : la prochaine crise dans les relations sino-indiennes ? » Son auteur, R. S. Kalha, est un ancien secrétaire au Ministère des Affaires Étrangères indien. Il part de la constatation qu’ «  il s’écoulera peu de temps » avant que les dirigeants chinois  « ne soient confrontés au sujet délicat que constitue la réincarnation du 15ème Dalaï Lama ». Et il prédit que les « conditions sont réunies pour qu’un différend éclate autour du choix du prochain Dalaï Lama. Il constituera, à coup sûr, un enjeu d’importance, dans lequel l’Inde est vouée à s’impliquer. » (1)